L’assainissement est un problème majeur en Afrique. Plus de la moitié des Africains n’ont pas accès à l’eau courante et à l’assainissement. Aujourd’hui, cette situation est la source de plusieurs désagréments aussi bien sur le plan sanitaire que dans la vie de tous les jours. Que ce soit des désagréments olfactifs, des inondations ou encore la pollution et les maladies, le manque d’assainissement dans les villes africaines est une réalité. D’ailleurs, seules certaines villes africaines parviennent à s’en sortir et avec un assainissement de qualité.

De réels risques sanitaires

Une des premières conséquences du défaut d’assainissement en Afrique, c’est sans doute d’ordre sanitaire. En effet, si l’on sait que la présence de réseaux d’égouts complexe est une véritable évidence pour la plupart des grandes villes du monde, elle est toutefois très embryonnaire dans la plupart des villes africaines. Ce qui pose un véritable souci de santé publique. Aujourd’hui, les Africains utilisent principalement les latrines qui sont souvent reliées à la mer sans avoir été traitées au préalable. Ce qui représente un gros risque sanitaire. De plus, on peut dire que l’assainissement un enjeu beaucoup plus large en Afrique, car la plupart des industries agroalimentaires ou de chimie ont réellement besoin d’un réseau d’eau de qualité.

Le financement de ces infrastructures

Aujourd’hui, l’assainissement en Afrique est un enjeu culturel et social non négligeable. En effet, il a été démontré que le fait de mettre en place un assainissement de base au niveau des écoles et des toilettes est indispensable pour encourager la scolarisation. Ceci permet de favoriser de meilleures conditions d’éducation en plus de poser les bases d’une plus grande indépendance des femmes et des enfants. En effet, ce sont les premiers à souffrir des mauvaises conditions d’assainissement et plus généralement d’accès à l’eau.

Toutefois, il faut dire que le financement des infrastructures d’assainissement est assez élevé et ceci ne facilite pas leur accès. À noter que le coût des structures est souvent élevé par rapport au pouvoir d’achat des ménages. De plus, l’éducation ou encore la sensibilisation des populations n’est pas très optimale. Dans le but de satisfaire cette demande, la solution revient à faire en sorte que le secteur privé soit à même de déployer des solutions adaptées et ceci de manière rapide. Par ailleurs, on devrait plutôt miser sur des politiques inclusives et transversales d’améliorer la situation dans les pays africains. Bien que des efforts sont en train d’être réalisés depuis quelques années, la route est toujours longue.