Le sous-titrage, tout un métier

Le sous-titrage, tout un métier

Sous-titre cinéma

Nous avons tous déjà regardé des films ou des séries en version originale sous-titrées… Il ne vous est jamais arrivé de vous demander qui faisait ça et surtout comment ? Voici de quoi combler votre curiosité !

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À l’heure du téléchargement illégal massif, le sous-titrage amateur est devenu une pratique largement répandue. Très souvent, la qualité n’est pas au rendez-vous… Normal, sous-titreur, c’est un métier !

Les normes

Le sous-titrage professionnel est le résultat de la collaboration entre un traducteur et un laboratoire de post-production. Les fichiers de sous-titrage doivent répondre à des règles très précises en matière de typographie mais aussi de couleur. Par exemple, lorsqu’un personnage parle, le sous-titre sera blanc, lorsqu’il est hors-champ, il sera jaune. Une indication de bruit sera, elle, en rouge et une indication musicale, en magenta, etc.

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Les étapes

Le processus de création des sous-titres comporte 3 (ou 4) étapes.

Le repérage

Cette étape est réalisée par un monteur et consiste à relever les points d’entrée et de sortie de chaque dialogue. À l’aide du Time-code, il va noter scrupuleusement le minutage de chacune des phrases prononcées par les personnages. Pour visualiser, voici un exemple de relevé : d’abord le code ensuite, la réplique :

TC in 01:03:27:22 / TC out 01:03:29:15

Salut les gars !

Imaginez maintenant la difficulté que cela représente quand plusieurs personnages parlent en même temps ! Une fois cette étape terminée, le traducteur peut commencer son travail.

La synchronisation

Maintenant débute la phase la plus longue du travail. Il faut ajuster tous les sous-titres aux dialogues entendus et surtout, adapter le temps d’affichage de chaque phrase à l’écran. Le sous-titre doit apparaître en même que le personnage prononce sa phrase, rester assez longtemps pour être lue mais pas trop, au risque de décaler tout le reste !

Pour rendre la lecture agréable, deux caractéristiques sont normées :

  • Le nombre de caractères par seconde (CPS) : comprends tous les caractères (espaces et ponctuation comprises). Pour être lisible en français ou en anglais, la moyenne est de 13 CPS.
  • Le nombre de caractères par ligne (CPL) : une ligne ne peut pas comporter plus de 35 caractères et une image ne peut pas contenir plus de 2 lignes.

Il existe encore une multitude d’autres règles mais ne rentrons pas dans trop de détails techniques.

La simulation

Dernière étape du processus, il s’agit de lire le film en présence de toute l’équipe : le réalisateur, le traducteur et le sous-titreur. Elle sert à débusquer les potentielles erreurs et à vérifier si les sous-titres s’enchaînent convenablement. Si c’est le cas, une phase de correction est alors mise en place.

 

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