La crémation reprend son statut « mainstream »

L’être humain a tendance à oublier le passé assez vite. Avant de parler du cas de la crémation, laissez-moi faire une petite parenthèse sur la voiture électrique. Aujourd’hui, les chroniqueurs automobiles parlent d’une vraie « révolution » lorsqu’ils mentionnent que la voiture électrique commence à s’intégrer dans le marché. Ils croient que la voiture au pétrole a toujours été la plus populaire sur le marché! Ce serait sans noter que dans les faits, la voiture électrique dominait le marché à côté de la voiture à vapeur vers la fin du 19e siècle. Nos apprentis-historiens ne connaissent toutefois pas le fait.

C’est la même chose pour la crémation, qui est l’acte de brûler la dépouille d’un mort suite à sa disparition. En voyant sa popularité croître de façon spectaculaire, les gens semblent penser que c’est une première dans l’histoire de l’humanité… alors que dans les faits, c’est loin d’être le cas! Aujourd’hui, apprenez la vérité sur la place de la crémation dans l’histoire de notre civilisation.

Les débuts de la crémation

Selon les archéologues et les historiens, les premiers pas de la crémation pourraient se trouver dans les environs de 3000 ans avant Jésus Christ. Les religieux de l’époque croyaient que brûler le corps d’un mort permettait de libérer l’âme, qui était jusqu’alors bloquée dans l’enveloppe charnelle de l’humain, et qu’elle pourrait se rendre vers l’au-delà.

Dans le bon vieux temps, la crémation coûtait si cher qu’elle était réservée à l’élite. Progressivement, elle commença toutefois à devenir accessible et elle fut bannie de l’enceinte de certaines villes à cause des mauvaises odeurs qui se répandaient suite à la combustion des corps ainsi que pour éviter les dangers reliés au feu.

La religion qui causa le déclin de la crémation

L’expansion phénoménale du catholicisme n’a pas seulement aidé à répandre les bonnes valeurs du Christ parmi les humains : elle serait également responsable de plusieurs maux. Entre autres choses, les autorités religieuses se mirent à vouloir respecter la tradition d’inhumation des corps, engendrée à la base par l’inhumation du Christ.

Crémation funéraire

La crémation perdit rapidement en popularité.

L’empereur Charlemagne, qui se croyait tout-puissant, bannit la crémation durant son règne. Ce ne serait qu’au 19e siècle que celle-ci, timidement, aurait été réintroduite. Il ne fallait toutefois pas s’attendre à ce que les papes décident sur-le-champ de l’encourager! C’est l’année 1963 qui marque l’approbation finalement de l’Église à la crémation, qui mentionna quand même que faire emploi de cette technique funéraire comme une provocation ne serait toléré en aucun cas.

La crémation aujourd’hui

Aujourd’hui, la crémation est redevenue mainstream, avec près d’une personne sur deux qui fait appel à cette méthode de disposition du corps. Comme vous le verrez en visitant le http://www.incinerationquebec.com/cremation.html, les tarifs pour la crémation font partie des raisons principales qui font que cette méthode est actuellement préférée à l’inhumation. Les coûts, lorsqu’on considère tous les frais annexes (cercueils, embaumements et concession pour l’enterrement, ou columbarium et urne pour la crémation), sont pratiquement trois fois plus bas dans le deuxième cas.

Il existe quelques raisons qui font que les gens ne veulent plus se faire enterrer, outre pour l’aspect financier. En premier lieu, le dégoût face à l’idée de se faire dévorer par les vers marque les esprits de façon assez spectaculaire. Ensuite, il y a un certain aspect écologique que les gens considèrent : un cercueil en bois massif n’est pas excellent pour l’environnement et c’est du gaspillage de territoire de bâtir des cimetières gigantesques alors qu’un columbarium fait la même chose en beaucoup moins de place.

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