Trouver des ruches pour se lancer dans l’apiculture

Trouver des ruches pour se lancer dans l’apiculture

L’achat d’une ruche est une étape essentielle dans le processus de démarrage d’une activité apicole. Aussi faut-il bien réfléchir au choix de sa ruche avant de se lancer. La majorité des apiculteurs français ne jurent que par la ruche Dadant, mais il existe également d’autres possibilités intéressantes comme la ruche kenyane.
La vision française de l’apiculture se base sur un atavisme historique. La ruche à cadres restera pour longtemps encore la ruche idéale. Il existe pourtant une alternative intéressante pour qui veut débuter en apiculture à moindre frais. J’ai nommé la ruche kényane également connue sous le nom de ruche à barres. Cette dernière a été mise au point au Kenya pour permettre le développement de l’apiculture en Afrique.

Quelles différences entre ces types de ruche ?

La différence essentielle réside dans le fait que pour la ruche Dadant, l’essaim se développe verticalement dans de la cire artificielle maintenue par des fils de fer tandis que les abeilles n’ont pas besoin de cet artifice dans la ruche kenyane : elles y fabriquent leur propre cire. Un petit bémol toutefois : le poids de ces ruches les rend difficiles à déplacer, ce qui implique une recherche approfondie de l’emplacement optimal.

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Une ruche low cost, mais performante

En revanche, le système kényan coûte trois fois moins cher que le Dadant. On peut même le construire soi-même en deux temps trois mouvements. Le seul impératif que comporte sa construction réside dans l’épaisseur de la barrette qui doit mesurer exactement 33 millimètres afin de permettre à la reine de bien y accrocher son rayon.

Une manipulation des plus aisées

Toutes les ruches ont besoin d’être enfumées lors de leur ouverture. C’est une précaution élémentaire à laquelle nul ne peut se soustraire s’il ne veut pas être piqué. Sur ce point particulier, la ruche kényane a le gros avantage de permettre à l’apiculteur de juste soulever une barrette pour observer le rayon sans déranger les autres abeilles. La ruche kényane possède un autre atout de taille : elle est spacieuse à souhait. Il n’y a donc plus besoin d’ajouter des hausses en fonction du développement des essaims.

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Une technique en phase avec la nature profonde des abeilles

La ruche kényane fera non seulement le bonheur de l’apiculteur lors de son premier contact avec le métier, mais également celle des insectes. En effet, rien que le fait de permettre à la reine de bâtir son rayon par ses propres moyens représente une avancée majeure dans le processus du respect de leur cycle de vie. A l’opposé de la ruche à cadres, la ruche kényane cherche à se rapprocher au plus près du modus vivendi des abeilles.
Elle est de ce fait en totale osmose avec le rythme naturel de la ruche et vu sous cet angle, le procédé ne peut qu’être bénéfique aux abeilles. Si l’on pousse le raisonnement un peu plus loin, on peut en conclure que l’apport de la technologie humaine est susceptible de nuire aux abeilles dans la mesure où elle provoque des dérèglements notables de son comportement naturel.
Mais, chaque médaille devant avoir son revers, l’apiculteur se verra pénalisé au niveau des récoltes, vu que les abeilles devront passer du temps à produire de la cire au détriment du miel.

Un miel garanti 100% naturel

Le miel récolté dans une ruche à cadres passe par différentes manipulations avant de pouvoir être consommé : extraction, centrifugation, mise en pots. Celui de la ruche kényane s’obtient par simple égouttage des rayons, ce qui lui permet de conserver ses précieux arômes volatils indispensables pour garantir un miel fleurant bon le naturel.