Il semblerait que 2021 s’impose comme étant une nouvelle opportunité pour démocratiser l’investissement. Selon l’Observatoire BPCE, les épargnants français montrent un intérêt grandissant pour la bourse depuis le début de la pandémie. L’Observatoire BPCE a analysé le profil de ces actionnaires particuliers et a identifié quatre profils : patient, expert, potentiel et néo-investisseur.
La démocratisation de l’investissement en bourse
2021 n’est pas une année comme les autres. Pour la première fois, investir en bourse attire bien au-delà d’une poignée d’initiés : l’élan est massif. Plus de 400 000 particuliers se sont lancés sur les marchés financiers en 2020, d’après l’Autorité des marchés financiers. Le mouvement n’a rien d’anodin : placer son argent en actions s’affirme comme une stratégie de diversification désormais adoptée par une partie croissante de la population.
L’accès aux marchés n’a jamais été aussi simple. Les plateformes spécialisées, comme Saxo, ont ouvert la porte à une nouvelle génération d’investisseurs. Acheter, vendre, suivre la performance de ses actifs : tout se joue en quelques clics.
Le phénomène ne s’arrête pas à l’accessibilité technique. Selon l’Observatoire BPCE, près de 8 % des Français déclaraient en février avoir acheté une action depuis le début de la crise sanitaire. L’intérêt s’enracine, dopé par une hausse spectaculaire du CAC 40 : +46 % en un an. Pour de nombreux particuliers, la bourse devient une solution crédible pour dynamiser leur patrimoine et donner un nouveau souffle à leur épargne.
Les profils d’investisseurs selon l’Observatoire BPCE
Si l’on regarde de près, l’Observatoire BPCE distingue plusieurs façons d’aborder l’investissement boursier. L’institution estime que 12 % des épargnants français sont véritablement actifs, possédant des actions, un fonds commun de placement ou un PEA. Derrière ce chiffre, une typologie se dessine.
Voici les principaux profils repérés par l’Observatoire BPCE :
- L’investisseur patient : environ 7 % des épargnants. Ce profil privilégie la durée, mise sur le temps long et construit son portefeuille avec une vision à plusieurs années.
- L’investisseur expert : autour de 2 %. Ici, on trouve ceux qui maîtrisent les rouages des marchés, souvent déjà à l’aise financièrement et actifs sur de multiples supports.
- L’investisseur potentiel : près de 6 %. Il ne s’est pas encore lancé mais envisage sérieusement de franchir le pas et d’acheter ses premières actions.
- Le néo-investisseur ou investisseur opportuniste : environ 3 %. Ce profil a sauté le pas récemment et cherche surtout à profiter de la dynamique, souvent attiré par la promesse de dividendes ou de plus-values rapides.
Cette cartographie permet de saisir la diversité des trajectoires. Derrière chaque catégorie, des histoires différentes : le père de famille prudent qui ouvre un PEA pour ses enfants, la trentenaire autodidacte qui s’initie grâce aux applications mobiles, l’expert qui surveille le marché au quotidien ou le curieux qui a profité d’une correction pour se lancer.
La pandémie a servi de révélateur. L’attrait pour la bourse, autrefois réservé à une élite ou à quelques passionnés, s’est transformé en tendance lourde. Face à la volatilité économique, les Français cherchent de nouveaux repères et investissent pour préparer l’avenir autrement.
Le mouvement est lancé. Les lignes ont bougé, les mentalités aussi. La bourse n’est plus cette tour d’ivoire réservée à une poignée de spécialistes : elle s’invite dans les discussions, bouscule les habitudes et redéfinit la relation des Français à leur épargne. Le visage de l’investisseur a changé, et rien n’indique que la dynamique va s’essouffler.

