Comment améliorer la combustion d’un four grâce à une sonde à oxygène ?

Les sondes à oxygène sont généralement connues dans le milieu de l’automobile (on les appelle également “sonde lambda” ou “sonde à oxygène d’échappement” dans ce secteur) car elles permettent d’améliorer la dépollution des véhicules en assurant un fonctionnement optimal du catalyseur.  Dans le domaine de la cémentation, de l’industrie céramique, de la poterie et dans les laboratoires de recherche, il existe également des sondes à oxygène qui offrent de meilleures performances lors de la combustion. Suivez le guide.

Dans l’industrie céramique (terre cuite, céramique fine, etc.) comme dans le domaine de la poterie ou de la cémentation, il est indispensable d’obtenir des mesures exactes de la concentration en oxygène ou du potentiel carbone afin d’assurer des combustions équivalentes pour tous les produits. Prenons l’exemple d’un bol réalisé en série en poterie: les couleurs d’émaillage du prototype devront être reproduites à l’identique sur tous les autres produits de la chaîne. Pour y arriver, il conviendra d’utiliser une sonde à oxygène spécialement conçue pour les potiers, c’est-à-dire une sonde à oxygène qui mesure l’oxydation et la réduction de combustion et qui affiche ces données de manière simple.

Pourquoi les mesures d’oxydation et de réduction sont-elles essentielles ?

Dans le domaine de la poterie, il est indispensable d’utiliser des sondes à oxygène pour mesurer précisément l’oxydation et la réduction de la combustion. En effet, grâce à ces informations, le potier parviendra non seulement à reproduire ses créations en série mais aussi à réaliser des économies de combustible (puisqu’on ne gaspille pas d’énergie en réchauffant trop l’air) et de réduire la pollution de l’air (la sonde pourra servir de guide pour l’alimentation du four à bois et, ainsi, diminuer la consommation de bois, de cendres et de fumée).

Quelles autres applications ?

Les sondes à oxygène ne se limitent pas au secteur de la poterie, elles peuvent également être utilisées pour

  • Des fourneaux industriels, des incinérateurs, des fours céramiques
  • Dans des laboratoires et universités lors de recherches sur la combustion ou la pyrolyse
  • La gestion et le contrôle de l’air de purge et de référence (pour les basses températures)
  • Etc.

Comment fonctionne la sonde à oxygène ?

Afin de comparer deux pressions partielles d’oxygène dans deux milieux gazeux séparés, la sonde à oxygène se base sur l’oxyde de zirconium (ZrO2) qui se base sur l’équation de Nernst pour afficher des résultats fiables et précis. L’avantage réside dans le fait que cet électrolyte peut être installé n’importe où en offrant toujours dés résultats précis de manière très rapide (temps de réponse sous 0,5 seconde) !

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