Innovation: quand le parapluie s’inspire des coccinelles

Que diriez-vous d’un parapluie, qui, lorsqu’il est déployé, jouit d’une envergure deux fois plus grande que les parapluies traditionnels et qui, une fois replié, est deux fois plus petit que les parapluies rétractables? Sorcellerie, imposture ou réalité?

L’intrigante coccinelle

Innovation: quand le parapluie s'inspire des coccinellesDepuis toujours, la coccinelle fascine. Elle figure d’ailleurs parmi les insectes les plus étudiés par l’Homme. Et pour cause: la coccinelle, issue de la famille des coléoptères, n’est rien d’autre qu’un insecticide naturel. Elle se révèle donc être une véritable arme biologique. Il existe plus de 6.000 espèces de coccinelles réparties aux quatre coins du globe.

Le lien entre coccinelle et parapluie ne vous saute pas aux yeux? Vous vous demandez où nous voulons en venir? Explications.

Un repliage étudié

Des chercheurs issus de l’Université de Tokyo, au Japon, ont choisi de se pencher sur celle que l’on appelle “la bête à bon Dieu”: la coccinelle. Ce coléoptère, à peine plus grand que la tête d’un stylo bille, fascine ces scientifiques asiatiques par la technique qu’il emploie pour déployer et replier ses ailes.

Pour observer cette dite technique, le professeur Kazuya Saito et son équipe ont reproduit à l’identique l’élytre d’une coccinelle, soit la partie rouge et tachetée servant de bouclier à l’insecte et protégeant par la même occasion ses ailes. Cet élytre artificiel, reproduit à l’aide d’une résine transparente à la lumière ultraviolette, communément employé en manucure, est venu remplacer l’élytre naturel d’une coccinelle vivante.

Les différents mouvements de cette dernière ont dès lors pu être observés sous tous les angles à l’aide de caméras à haute vitesse spécialisées.

À l’issue de leurs observations, les chercheurs sont alors parvenus à décortiquer la procédure de pliage et de déploiement de ces ailes.

Coccinelle et technologie

Mus par plus que de la curiosité, ces derniers souhaitent saisir la méthode employée en vue de la transposer à diverses technologies humaines. Car, bien que pliées dans tous les sens, les ailes de la coccinelle demeurent extrêmement rigides.

Ces scientifiques japonais ambitionnent notamment de transposer ce pliage aux antennes satellites, à certains instruments médicaux ou encore aux parapluies !

Du progrès à perte de vue

Cette expérimentation témoignage de la marge de progrès technologique qu’il nous est encore possible de réaliser. La beauté naturelle semble, aujourd’hui encore, supplanter nos plus brillants cerveaux.

La totalité des secrets du monde finiront-ils tous par être percés à jour? Seul l’avenir nous le dira ! En attendant, nos parapluies prendront peut-être un peu moins de place qu’à l’accoutumée… 🙂

 

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